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Musée des Beaux Arts de Reims

Reims - France

L’aménagement scénographique pour le Musée des Beaux-Arts de Reims tient compte des thématiques de ses collections ainsi que de ses typologies architecturales afin de valoriser au maximum les œuvres dans les différents parcours de visite. SAR diversifie les interventions scénographiques pour optimiser l’expérience de visite mais aussi rendre compte de la flexibilité du programme qui utilise l’intégralité du musée comme un outils de médiation.

Enjeux du projet

En +

Parti-pris général de la scénographie

  1. Valoriser les collections et optimiser l’expérience visiteur

D’expérience, nous savons que, dans un musée des Beaux-Arts plus qu’ailleurs, la meilleure des scénographies est celle qui ne se voit pas… Ainsi le projet scénographique a-t-il été pensé très en amont, en même temps que les choix architecturaux et fonctionnels, dans le cadre d’une réflexion globale menée dans un dialogue fructueux avec les architectes et les autres membres du groupement.

Il résulte que les séquences muséographiques sont installées dans des espaces adaptés à la fois pour :

  • optimiser les demandes du programme en termes de flexibilité et de cohérence des parcours ;
  • valoriser les collections du musée par leur dialogue avec les typologies architecturales des espaces existants et à créer.

 

  1. De multiples parcours de visite « à la carte »

Plusieurs parcours indépendants permettent aux visiteurs d’accéder « à la carte » aux différents espaces chronologiques et/ou aux différentes galeries thématiques.

Depuis l’aile d’accueil, les publics ont le choix soit de visiter l’ensemble de la collection du musée, soit de la visiter par période ou par thématique (Galerie Foujita, Galerie des sculptures).

 

  1. Identités esthétiques et modes d’accrochage

Tout comme les identités esthétiques diffèrent entre les espaces chronologiques du fait de leurs typologies spatiales, les modes d’accrochage diffèrent selon les typologies d’oeuvres et les époques de leur production.

Le choix a été fait de la sobriété au profit de la cohérence entre architecture et scénographie, de la rencontre entre les visiteurs et les oeuvres et les savoirs.

 

 

*Deux séquences représentatives du parcours : La section XVIIIème siècle et la section Foujita

La diversité des interventions scénographiques entre

ces deux espaces thématiques démontre la flexibilité

de ces galeries et leur potentiel en tant qu’outil

muséographique au service du musée.

 

 

*Les mobiliers scénographiques et les dispositifs de médiation

  1. Les typologies de mobiliers scénographiques

Outre les cimaises qui permettent de séquencer l’espace et de créer des accrochages signifiants, les mobiliers scénographiques, très sobres dans leur design, répondent aux besoins d’exposition des objets en trois dimensions : des vitrines épurées, des structures aériennes, des plateaux et des socles ponctuent l’espace et donnent des rythmes différenciés aux parcours.

Des cabinets d’exposition ou de médiation plus intimistes se glissent entre certaines cimaises pour créer des atmosphères particulières propices à l’isolement.

Des mobiliers de médiation, également très épurés dans leur design et riches de leurs éléments de confort (coussins, assises diverses, fauteuils de jeux…), mettent également des contenus très divers à la disposition des visiteurs.

 

  1. Le choix raisonné de la médiation multimédia
  • Les outils de médiation multimédia tissent des liens puissants entre les visiteurs, les oeuvres et les savoirs, entre la scénographie matérielle et la scénographie immatérielle.

Ils surprennent, comme la maquette interactive du musée ou l’installation de réalité augmentée de la chapelle de Foujita, mais ils restent toujours discrets et pertinents par rapport aux oeuvres, sans jamais être prégnants.

Ils favorisent les résonnances qui, seules, construisent une expérience enrichissante et durable pour les visiteurs.

Pour cela, les formes de médiation sont variées : les expériences sont visuelles, mais également sonores et s’articulent avec les expériences sensibles générées par la scénographie.

  • Elles sont aussi interactives et tactiles.
  • Les contenus sont éditorialisés.
  • La médiation est également mobile : l’application du musée accompagne le visiteur tout au long de son parcours et lui offre des routes, des interprétations, des jeux et beaucoup d’autres services.
  • Les fonctionnalités de ce Visioguide seront établies en relation étroite avec l’équipe du musée.

 

  1. Le choix qualitatif du matériel
  • Sur le plan matériel, les écrans des bornes sont des tablettes tactiles à grande qualité d’image, dite 4K, soit quatre fois supérieure à la haute définition (HD).
  • Les diffusions sonores sont adaptées aux espaces.
  • La réalité augmentée pour découvrir la chapelle Foujita en 3D est assurée par des casques immersifs, mais elle est également accessible sur les smartphones et tablettes des visiteurs par l’application mobile Visioguide du musée.
  • Les contenus interactifs des bornes ne sont pas stockés localement comme ils l’étaient autrefois, mais au contraire diffusés dans la technologie de serveur Web, avec une écriture (ou une génération d’écriture) de préférence en HTML5, ce qui élimine la nécessité de lecteur propriétaire.
  • Cette façon de faire permet également la portabilité immédiate de la diffusion de certains contenus sur le Web et le portage de l’application mobile du musée (sous la forme de Web-App), accessible directement sur les smartphones des visiteurs ou sur les tablettes disponibles à l’accueil.

 

*Les principes graphiques

  1. Identité graphique

Les périodes représentées par les collections du Musée des Beaux-Arts de Reims (du XV au XXe siècle) illustrent parfaitement les plus grands mouvements artistiques. Ce demi millénaire a constitué une période faste pour la création typographique.

 

  1. Intention : représenter cinq siècles artistiques

En harmonie avec le projet scénographique proposé, le graphisme de la signalétique vise à s’inscrire dans une démarche chronologique.

  1. Les supports signalétiques

S’inscrivant dans la continuité de l’esthétique du bâtiment et de la scénographie, le mobilier signalétique se démarque par sa verticalité.

 

* Le projet d’éclairage

  1. Répartition éclairage architecturale et scénographique

L’éclairage architectural du bâtiment, prévoit les systèmes d’éclairage général des différents espaces ainsi que l’ensemble des rails et systèmes de gestion permettant à l’éclairage scénographique d’être déployé et piloté.

Les dispositifs architecturaux prévoient également les rideaux et systèmes de limitation des apports de lumière naturelle pour les oeuvres et les salles du musée. Ces dispositifs sont, coordonnées, ajustés et réglés par le lot scénographique en fonction des oeuvres exposées.

 

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    Générique

    Architectes mandataires : Ateliers Lion Associés

    Scénographie et muséographie : Studio Adeline Rispal

    Architecte associé en Chef des Monuments Historiques : Pierre Bortolussi

    BET TCE, BIM Manager : EGIS

    Éclairage : Les Eclaireurs

    Graphisme d'exposition et signalétique : Chevalvert

    Acoustique : Impédance ingénierie

    BET climatique et environnemental confort / énergie, Conservation des œuvres, HQE, Développement durable : Transsolar

    Conception et ingénierie multimédia : InnoVision

    Economiste de la construction : Cabinet ECOVI