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Musée du Débarquement Arromanches-les-Bains

Arromanches-les-Bains - France

Dans ce projet, les Ateliers Adeline Rispal ont souhaité proposer un parcours à travers l’histoire et l’importance du port artificiel d’Arromanches dans le dispositif du Débarquement, tout en resituant cette opération, pour l’expérience visiteur, dans l’histoire générale du conflit de la Seconde Guerre mondiale

Enjeux du projet

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Musée du Débarquement

À l’heure où les témoins humains et matériels de l’évènement disparaissent, il n’est pas anodin que le musée d’Arromanches accomplisse une mue salutaire et tente de capter ce qui reste encore visible du paysage militaire avant que l’eau ne recouvre définitivement les derniers vestiges. L’archéologie sous-marine a déjà pris le relai pour alimenter la recherche historiographique.
Quand le projet architectural tisse des liens forts entre l’histoire du lieu et le paysage des vestiges du port, la scénographie s’immerge dans le paysage au point de s’y fondre en complétant ce qui, du paysage, n’est pas ou plus lisible. Il s’agit ainsi d’une vision augmentée du site au moment de la disparition de ses traces.
Les deux espaces introductifs et l’espace C4 qui conclut le parcours sont implantés dans le bâtiment d’origine et renforcent ainsi ces liens entre le site, l’histoire et l’histoire mémorielle du Débarquement.

Les principes scénographiques propres à l’espace dédié à l’exposition

La scénographie renforce encore ces liens entre architecture et histoire en captant à la fois la puissance naturelle et historique du paysage et en empruntant les codes esthétiques de cette ingénieuse entreprise qu’ont été la conception et la construction de ce port. Elle s’inspire en effet de la fragmentation des éléments matériels pour les rendre transportables depuis l’Angleterre et les assembler sur le site en un temps très réduit.

La lumière de cette côte se retrouve dans le bâtiment et ses espaces d’exposition, elle est valorisée comme un élément incontournable de l’appréhension du site, changeante, provoquant mille nuances de couleurs de la mer et du ciel. Elle est présente, filtrée dans le parcours et l’implantation des collections sensibles tient compte de cette donnée : les vitrines concernées tournent le dos à la lumière, tandis que les grands objets comme les véhicules sont exposés dans leur paysage d’action.

Les matériaux intérieurs de la salle, sols, murs et plafond, tous de béton quartzé, captent les variations de la lumière pour mieux immerger les visiteurs dans la beauté du paysage.
Les parois de la grande salle diffèrent fortement selon l’orientation :
– la cloison opaque au-dessus de la rampe d’accès au début du parcours chronologique, à la fois pour exprimer ces années sombres et pour protéger les collections sensibles contre la lumière du sud ; elle s’ouvre au début de l’espace D Day ;
– la façade sur le parvis est fermée à l’exception d’une baie horizontale qui dévoile la côte normande du Débarquement depuis la section correspondante ;
– la façade nord sur la mer, entièrement ouverte, importe le paysage dans l’exposition.
– La paroi est est opaque et dessert les circulations verticales.

La trame constructive de l’architecture de l’ancien musée permet de définir une trame pour le nouveau bâtiment et pour le projet scénographique.
Le parti pris de créer des mobiliers fragmentés et mobiles inspirés des caissons Phoenix et, sur cette même trame, d’assurer la flexibilité de l’exposition pendant le temps de sa conception et sa capacité à se renouveler sur le grand plateau libre et dans le temps long du musée.

L’organisation des séquences sur le plateau

Après avoir visionné le film introductif dans leurs salles respectives, les visiteurs individuels et en groupe accèdent au plateau muséographique situé au niveau 1 par la rampe ou les ascenseurs.
Les premières séquences chronologiques (B1, B2 et B3) se déploient sur la partie sud du plateau le long de la rampe et jusqu’à la façade ouest qui ouvre la séquence B3 sur le paysage de la côte normande, théâtre du Débarquement.
Les séquences C1 et C2, plus thématiques, occupent le reste de la zone ouest, les maquettes animées sont tournées vers le paysage maritime au nord.
La séquence C3, dédiée à au fonctionnement du port d’Arromanches, occupe le reste de la partie nord du plateau.
La séquence C4 commence au niveau 2 d’accès à la terrasse et se prolonge en fin de parcours au rez-de-chaussée dans le bâtiment ancien.
Le travail collaboratif des architectes et des scénographes tout au long de cette phase d’études a ainsi permis de faire en sorte que les séquences s’articulent tant en fonction du programme muséographique que des contraintes de conservation des collections, des fonctionnalités du bâtiment et de ses relations à son environnement.

Les flux

Les flux sont calculés pour une forte affluence calée sur la capacité maximum du bâtiment selon les contraintes de sécurité incendie.
Néanmoins ce principe de mobiliers mobiles permettra d’ajuster les flux à la marge, le cas échéant

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    Générique

    Architectes : CAB Architectes

    Scénographie : Ateliers Adeline Rispal

    BET Structure : Batiserf

    BET fluides, thermiques, SSI, HQE,Economiste, Acousticien et VRD : ALTEREA

    Graphisme, signalétique bâtiment et exposition : Cheval Vert

    Concepteur lumière : Les Eclaireurs

    Conception et Ingénierie Multimédia et audiovisuel : Innovision

    Conservation préventive : ASK